Toutes les données valent-elles de l’or ? 4 conseils pour exploiter le potentiel des données d’entreprise

07/18/2018

Toutes les données valent-elles de l’or ? 4 conseils pour exploiter le potentiel des données d’entreprise

Alliander – leader néerlandais du réseau énergétique – a misé sur le partage d’expérience pour accélérer sa transition vers la prise de décision data-centrée. Réseaux de gaz et de chaleur, hôpitaux, et même un data scientist de l’équipe de football néerlandaise :  lors de la deuxième conférence sur le leadership «Data-Driven Companies» organisée l’année dernière à Amsterdam, le groupe a ainsi réuni un large éventail d’industries et experts utilisant les données pour améliorer leurs activités. Nous étions représentés à cet événement par l’une de nos consultantes, Mélanie Clerc, qui a pu partager l’expertise de ForCity sur le « potentiel des données ». L’occasion de formaliser aujourd’hui en quelques points nos conseils pour toute organisation qui cherche à exploiter intelligemment ses données.

La visualisation de données devient de plus en plus sophistiquée et parlante. C’est un atout de choix pour illustrer un argumentaire, mais aussi et surtout pour appuyer la prise de décisions stratégiques. L’exploitation des données d’une entreprise suscite de fait autant d’enthousiasme que d’inquiétude. Beaucoup d’organisations se réveillent un jour en se rendant compte qu’elles ont potentiellement de l’or entre les mains mais ne savent pas comment l’exploiter ou comment en évaluer la valeur ajoutée. Certaines s’appuient alors sur les concours et incubateurs pour structurer leur démarche. Or combien d’idées issues de hackathons de données sont réellement devenues un succès ? Et toutes les données méritent-elles vraiment d’être exploitées ? Avant de se lancer à corps perdu dans une stratégie de développement axée sur les données, il est donc important de prendre en compte les éléments suivants.

Partir des problèmes à résoudre et non des données disponibles

Les données peuvent devenir des atouts précieux dans le développement d’une entreprise. Mais pour créer de la valeur en tirant parti des données, il faut en premier lieu s’intéresser aux problèmes que l’on cherche à résoudre plutôt que partir des données à disposition.

L’attitude à adopter : prendre du recul, réfléchir et faire l’inventaire des problèmes et inefficacités rencontrées régulièrement, et ne pas s’interdire de réexaminer même les obstacles jusque-là considérés comme insurmontables. « Il faut se demander lesquels de ces éléments seraient simplifiés si vous aviez accès à des données plus précises. Ce n’est qu’une fois les problèmes identifiés que vous pourrez commencer à rechercher les données stratégiques pour prendre vos décisions. » explique Mélanie Clerc, consultante ForCity.

Un seul mot d’ordre en conséquence : les données doivent servir la stratégie de l’entreprise et non l’inverse.

La donnée parfaite n’existe pas… et ce n’est pas un problème

Les grandes organisations tendent à favoriser des plans d’actions dont la réussite dépend souvent de la qualité des infrastructures et données utilisées. Toutefois, il est important de garder en tête que les entreprises possèdent beaucoup de données et que toutes ne sont pas nécessairement accessibles ou immédiatement intelligibles.. Certaines personnes ont beau qualifier les données de « nouvel or », en réalité, il s’agit souvent d’un minerai non raffiné à la qualité brute variable (données non harmonisées, formats ou échelles non concordantes, valeurs manquantes, mauvaise allocation …).

D’un autre côté, il n’y a pas et n’aura jamais de jeu de données parfaites. Cela n’entrave pas la démarche d’exploitation des données pour autant. Les organisations ont toujours travaillé avec des informations imparfaites. C’est précisément la raison pour laquelle l’expertise du personnel sera toujours nécessaire et distingue ce qui est performant de ce qui relève de la mauvaise prise de décision.

Certaines données peuvent même simplement manquer. « Dans ce cas-là, il faut tirer parti des données disponibles et ne pas hésiter à utiliser la puissance des estimations. Par exemple, dans un contexte d’utilisation d’une des solutions logicielles de planification urbaine de ForCity, si vous n’avez pas les valeurs de consommation d’énergie pour les bâtiments, vous pouvez reconstruire une estimation basée sur la forme 3D du bâtiment, son âge et son utilisation. Vous pourrez alors émuler les données manquantes avec des modèles certes d’estimation mais s’appuyant sur des éléments déjà pertinents et relativement précis. Il suffira d’affiner vos simulations en remplaçant les estimations par des valeurs réelles quand celles-ci seront disponibles. » ajoute la consultante.

Amorcer le changement avec des applications concrètes

Face à des bases de données invariablement imparfaites et incomplètes, un certain travail de structuration et de nettoyage est nécessaire. Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège d’une planification trop linéaire ! Il est préférable de démarrer sans trop attendre avec une première application, même alimentée par des données incomplètes. Cela permet d’illustrer les bénéfices à tirer de l’exploitation des données, le potentiel des données possédées.

« En commençant par un cas d’usage concret, dérivé de vos besoins opérationnels, vous économiserez du temps et de l’argent. En fait, cela vous aidera à déduire les spécifications de vos futurs jeux de données avec une utilité garantie : sur quels jeux de données réellement utiles allez-vous concentrer vos efforts, dans quel format et avec quelle fréquence de mise à jour devront-ils être disponibles ? » souligne Mélanie. « Cela suscitera un intérêt grâce auquel on vous ouvrira l’accès à des données plus précises et plus récentes, que vous serez en mesure d’utiliser pour remplacer vos premières estimations. » complète-t-elle.

Ces applications doivent permettre de produire une valeur ajoutée ou des bénéfices à court terme, et faciliter l’adhésion des collaborateurs.

Accompagner le changement pour récolter les bénéfices de l’entreprise data-centrée

Pour mettre les données au profit de la prise de décision, il ne faut pas seulement investir dans les bons outils et processus. L’utilisation des données suscite effectivement souvent des inquiétudes ou doutes. « Préparez-vous à faire face à des réticences que l’on retrouve dans toutes les organisations : peur de partager ses données, peur d’être jugés sur la qualité des données, peur de voir sa charge de travail augmenter… » informe la consultante.

Or pour réussir la conduite du changement et les stratégies associées, il est primordial que toutes les personnes contribuant au projet comprennent les avantages d’une telle démarche. Devenir une entreprise data-centrée et profiter du levier numérique est donc aussi une question de changement de culture.

Il s’agit par conséquent de favoriser une culture créative dans laquelle les collaborateurs sont ouverts aux nouvelles opportunités offertes par l’exploitation des données. Cela nécessite parfois de profonds changements dans la culture de travail et il est préférable de le faire en étant soutenu à la fois techniquement et humainement. Obtenir l’appui de consultants expérimentés à l’externe est la solution choisie par la majorité des entreprises mais il ne faut pas pour autant négliger l’identification et la collaboration avec les personnes influentes au sein de sa propre organisation.

L’expertise ForCity sur le potentiel des données

« Grâce à mes missions chez ForCity, j’ai rencontré de nombreux acteurs économiques et territoriaux,  tels que les urbanistes, les opérateurs de services publics, les opérateurs de réseaux de transport ou même les grandes banques qui ont besoin d’anticiper l’avenir de la ville, et qui cherchent à mieux comprendre leurs données pour mieux les exploiter. Au départ de chaque démarche, les mêmes questions : Quelles sont les pépites à exploiter ? Par où dois-je commencer ? Et quelles ressources, infrastructures sont nécessaires ? Des interrogations auxquelles nous sommes habitués à répondre » précise Mélanie. « Nos plateformes sont alimentées par des modèles de simulation qui exploitent un grand nombre de données urbaines pour prévoir ce qui peut se produire en fonction des décisions que vous pourriez prendre et des hypothèses que vous formulez. » conclut-elle.

Chez ForCity, la donnée est effectivement au cœur du fonctionnement de l’entreprise. Elle alimente les modèles d’analyse prédictive permettant aux décideurs de lancer directement leurs propres simulations urbaines et de se projeter dans le jumeau digital (digital twin) de leur territoire. Via notre plateforme de modélisation 3D clé en main et facile d’utilisation, ils peuvent voir une ville évoluer au cours des 25 prochaines années, et anticiper comment cela va affecter leur activité.